Carnet de bord

On fait le bilan, calmement *

Une quasi-année de voyage…

Difficile de dresser un bilan « à chaud ». Il nous a fallu du temps, quelques mois en fait, pour « atterrir ». Atterrir en douceur dans les bras de nos proches. Rebondir de sourires en embrassades, d’anecdotes en états d’âme.

Quel bonheur de retrouver la France, notre si beau pays, que nous parcourons de long en large pendant presque trois mois pour prolonger le plaisir d’une vie en mouvement et partager du temps de qualité avec nos familles et nos amis.

Le temps, parlons-en justement! Au retour, il nous semble qu’ici tout va très vite, trop vite. Cette année de voyage nous a fait ralentir, et nous nous sommes habitués à ce rythme lent du voyageur, volontiers contemplatif.

Nous savourons donc les douces soirées d’été où il nous semble que tout le monde, profitant du soleil et de la chaleur, embrasse notre rythme. Les jours s’égrènent tranquillement… Oui, il va bien falloir penser à «l’après»!

Une chose est sûre : nous sommes HEUREUX!

Nous rentrons finalement bien plus riches qu’au départ. Riches d’expériences et de rencontres.

Notre confiance en nous est boostée, le champ des possibles est si vaste!

Après nos méditations thaïlandaises, nous disions que ce voyage nous permettait de réfléchir sur qui nous voulions être. Aujourd’hui, nous savons que la réponse à cette question évolue sans cesse mais nous savons aussi que nous voulons rester ces voyageurs souriants, curieux, ouverts aux autres et résolument optimistes.

Peu importe où le vent nous portera, à nous de faire de chaque journée un voyage! Nul besoin d’exotisme, d’insectes flippants et de cocotiers, pour respirer, échanger et admirer la beauté du monde.

Merci à tous de votre soutien. Vos commentaires et attentions nous ont été très très précieux. C’était plus qu’un plaisir de partager avec vous, familles, amis, collègues, voyageurs rencontrés en chemin et autres aventuriers dans l’âme, cette année inoubliable.

Merci à tous ceux qui nous ont lu, tout ceux qui ont pris la route à nos côtés, tous ceux qui nous ont aidés, hébergés, nourris ou gratifiés simplement de leurs sourires.

Nous sommes fiers de vous présenter aujourd’hui notre  beau livre de voyage.

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Il compile le meilleur du blog :

- les carnets de voyage écrits en chemin, pays après pays,

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- les «palettes», captures sensorielles instantanées,

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- les plus beaux clichés, portraits, paysages, scènes urbaines et incontournables photos culinaires !

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Il constitue une ode joyeuse à la beauté du monde, la générosité de ses habitants et la puissance du voyage!

Vous pouvez acheter un exemplaire numérique ou papier via ce lien : http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/oh-darling-let-s-be-adventurers

Oh darling, let’s continue the adventure!

* Le Bilan, Nèg’ Marron, album Le Bilan, 2000

Hakuna Matata!

Le Parc Kruger et le Mozambique

Hakuna Matata… « il n’y a pas de problème »! C’est bien la ritournelle des 15 derniers jours de notre aventure. Nous sommes partis en famille à la découverte des grands animaux d’Afrique, des plages de cocotiers de l’océan indien et des sourires qui mangent joyeusement les visages des mozambicains.
Pour vous, on rembobine!

Diamants bruts !

Afrique du sud, Namibie et Lesotho

Comme les diamants que l’on peut trouver en son cœur, cette région est infiniment complexe. Elle scintille de différentes cultures. Elle arbore de multiples facettes. Impossible de l’embrasser d’un seul regard. A l’instar du fameux cailloux, il faut y regarder de près et surtout bien se garder de formuler un avis définitif au premier coup d’œil!

Sabaïdii ! Bienvenue au Laos.

Le paysage est envoutant. La jungle d’un vert intense semble vierge. On aperçoit seulement quelques maisons en bois au bord de la route et des femmes qui préparent le repas dans des cours de terre battue où de gros cochons noirs se promènent. Les anciens se reposent dans des hamacs aux couleurs délavés installés à l’ombre des palmiers. Au bord de la route un petit garçon court à en perdre haleine pour faire tourner deux feuilles de manguier qu’il a savamment entremêlées sur un bâton en guise d’hélice. Une jeune fille se lave le corps et les cheveux dans la rivière en contrebas, sa nudité masquée par le sarong traditionnel noué à la poitrine. Dans le minibus, un enfant sans doute peu habitué au long trajet sur les routes sinueuses de montagne vomit… Puis sa maman… Puis un autre monsieur… Heureusement, le chauffeur finit par s’arrêter en haut d’un col pour que nous puissions tous prendre un peu l’air!  

Bienvenue au Laos.

Ici, le temps s’étire. Les gestes, la parole, le souffle est lent. Vraiment, oui, lent. Il faut dire que la chaleur est pesante, que le soleil brille à travers le voile nuageux, qu’il brillera aussi demain, que « on est bien là non? »…

Vraiment, il n’y a pas lieu de se presser.

Bienvenue au Laos.

En thaïlleur…

Le nord de la Thaïlande : du mètre à mesurer au maître à méditer.

Tout commence dans un aéroport ultra moderne où l’on croise simultanément des moines bouddhistes en robe orange, des cheikhs du Golfe en keffieh, des femmes d’Afrique subsaharienne en boubou, des commerciaux australiens en costars-cravates et des backpakers occidentaux en pantalons bariolés en pagaille! Pas de doute, l’expression «ville-monde» a été inventée pour Bangkok!

Sumatra, la radicale !

La nature est tout ce qu’on voit, Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime. Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit, Tout ce que l’on sent en soi-même. Elle est belle pour qui la voit, Elle est bonne à celui qui l’aime, Elle est juste quand on y croit Et qu’on la respecte en soi-même. Regarde le ciel,…

Le Vietnam au fil de l’eau…

« En rentrant dans une famille, on doit en adopter les coutumes. En naviguant sur un fleuve, on doit en suivre les méandres.”  Proverbe vietnamien.

Nous sommes rentrés dans la «famille» vietnamienne en suivant tranquillement le fleuve rouge depuis le sud du Yunnan. D’ailleurs, pour passer la frontière entre Hekou (Chine) et Lao Cai (Vietnam), il nous a fallu traverser un pont – au sens propre du terme – tout un symbole ! L’eau, sous toutes ses formes, a bel et bien été le fil rouge de notre périple d’un mois au Vietnam.

Pour les méandres, nous sommes servis dès le passage du portique de sécurité : les coutumes vietnamiennes sont de toute évidence bien différentes des coutumes chinoises. Ici, déjà, on fait la queue pour le tampon comme on l’entend chez nous. Mais si la vérification du passeport est moins scrupuleuse (donc moins longue), les premières entourloupes touristiques commencent… Les chauffeurs de taxi demandent un prix exorbitant pour rejoindre la gare routière (en fait toute proche) et les chambres d’hôtel/auberge varient du simple au double pour une qualité parfois douteuse. Heureusement, nos premiers rouleaux de printemps frais accompagnés d’une bonne bière (enfin!) nous requinquent.Le temps n’est pas au beau, nous décidons donc de faire l’impasse sur les rizières et les montagnes de Sapa, pour filer à Hanoï.

A l’encre de Chine… (partie 2)

2 Mois en Chine ! Les voyageurs que nous avons récemment croisé nous ont regardé avec des yeux ronds en l’apprenant… Ceux qui n’y sont jamais allés nous ont fait part de leur craintes (le plus souvent fondées !) et ceux qui en reviennent nous ont trouvé bien persévérants. Si plusieurs fois la Chine et ses habitants nous ont bousculés, déstabilisés, surpris, c’est tout de même une AVENTURE que l’on recommande chaudement.

Déjà, parce qu’il n’y a pas qu’une Chine ! Dans ce pays immense, nous avons vécu plusieurs voyages en un : au fil des rails, nous sommes passés du froid sec du nord à la chaleur humide du sud, nous avons traversé des rizières, des lacs et des jungles, dansé sur le toit d’une mégalopole, médité dans des montagnes isolées, et rencontré des visages, des teintes de peaux et des couleurs de tenues traditionnelles si différentes.

Ensuite, parce que où que l’on soit, le dépaysement est complet. Il faut sans cesse questionner nos façons inconscientes de faire, et encore plus qu’ailleurs, être à l’écoute des habitudes locales pour partager des moments de vie avec les habitants. Nous avions conclu notre premier article sur la Chine, balancés entre la fascination et l’épuisement… alors que nous venons de passer épuisés la frontière sino-vietnamienne, c’est avec un regard fasciné que nous  nous remémorons nos souvenirs chinois !