Carnet de bord

Le super moit’ moit’ !

Capture d’écran 2014-12-04 à 10.10.23

Déjà. Et oui, nous sommes déjà à la mi-temps de notre voyage. Dès notre départ, nous savions que la fin du match serait sifflée mi-mai 2015 pour une troisième mi-temps émotions/champagne/peñas dans le Sud Ouest autour de nos amis BG & Carine.

Déjà 160 jours de découvertes/rencontres/paysages/rires/trajets en train, en bateau ou en bus/guesthouses plus ou moins accueillantes, mais surtout de partage… et (si tout va bien) encore autant devant nous ! Après un peu plus de cinq mois sur les routes, nous nous bénissons d’avoir opté dès le départ pour un voyage «lent». Nous en avons croisé des voyageurs fatigués, courants, sac au dos, de trains de nuits en vol intérieurs et décidément, nous en sommes convaincus, ce rythme là ne nous conviendrait pas.

Nous sommes ravis d’avancer tranquillement, en prenant le temps. Le temps de découvrir les lieux où nous posons nos bagages, le temps d’échanger avec les locaux mais aussi les autres voyageurs, le temps de sortir des chemins touristiques tout tracés pour se perdre dans des «bouts du monde», le temps de lire, d’écouter de la musique, de cuisiner, de faire du sport, de faire la sieste, bref du temps «pour nous», du temps de qualité, celui que l’on prenait pas souvent à Paris.

Chinois ou chez toi ?! – (Chine première partie)

Pas facile. Pas facile de se poser pour écrire ce billet. Nous ne savons pas vraiment pourquoi mais « ça » ne vient pas aussi facilement que les autres fois ! Peut-être sommes nous contaminés par l’hyper-activité chinoise ? Peut-être est-ce trop de découvertes, de tâtonnement pour que nous puissions prendre de la hauteur et vous raconter la Chine ?

Après plus d’un mois à sillonner le pays, nous nous sentons enfin prêts à partager avec vous nos aventures chinoises, sans conteste les plus déroutantes depuis le début de notre périple.

Into the wild Mongolia

Depuis notre départ en juin dernier, nous mesurons chaque jour notre chance et savourons notre bonheur de découvrir en route de nouveaux lieux, de nouveaux visages, de nouvelles saveurs… Ce sentiment n’a jamais été aussi fort qu’en Mongolie !

Cheveux au vent, au galop sur nos chevaux, au coeur des steppes, parmi les nomades, on se sent si libres et si proches de la nature. Non, nous ne nous sommes pas transformés en néo-hippies (bien que nous n’ayons rien contre eux), mais l’expérience a été tellement riche qu’il est difficile de ne pas en faire un récit exalté.

Bons baisers de Russie !

- Gg (enjouée) : Hello, do you speak english ?
- La dame russe de l’accueil : Niet !
- Fg (décontenancé) : Is there someone who speaks english here ?
- La dame russe de l’accueil : Niet !
- Gg (motivée) : Could you help us to buy our train tickets ?
- La dame russe de l’accueil : Niet !

« Il est très bon en voyage d’emporter, outre son sac, provisions d’entrain, de gaité, de courage et de bonne humeur ». Rodolphe Töpffer

De l’entrain il nous en a fallu, pour dépasser les apparences et apprécier la Russie à sa juste valeur. Ce grand pays complexe mérite vraiment que l’on ne s’arrête pas aux visages renfrognés des citadins. Si aux premiers abords les russes peuvent sembler figés sous une fine couche de glace (due à leurs rudes hivers ?), une fois cette couche brisée, ils se révèlent curieux et heureux d’échanger avec nous.

Mais commençons par le commencement : les retrouvailles avec Lili la tornade (la soeur de Gg) et le retour à une vie urbaine.

Tchutchu Chacha in Georgia

Nous voilà de nouveau dans un pays où les hommes ont le ventre au vent, où les voitures délicieusement vintage pullulent, où les popes ne sont pas souriants, où tous les animaux vivent en liberté, où les drapeaux européens sont légions (les géorgiens veulent vraiment rentrer dans l’Union Européenne) et où la vie est surtout paysanne. Ceci dit, la comparaison avec la Roumanie s’arrêtent la, car pour nous, les vacances sont finies… le voyage commence !

Turkish delight

Nous quittons l’Europe avec la manière, en bus de nuit roumano-bulgare, chargé d’une voiture en pièces détachées dans les soutes (sur nos bagages!) et de Chivas 12 ans d’âge (le steward du bus – oui, il y a des stewards dans les bus nous y reviendrons – insiste auprès de tous les passagers, même nos voisines très voilées et nous, qui ne comprenons rien, pour que nous mettions chacun dans nos sacs juste avant la frontière une bouteille de whisky duty free. Il est 3h du matin. On le fait. Tout le monde le fait…). Le passage de la frontière Bulgarie-Turquie est fabuleux : alors que les autres bus sont fouillés intégralement, que chaque passager est questionné, notre steward albanais (on a fini par lui demander) serre la main et échange quelques blagues avec tous les responsables du poste frontière : nous passons en 20 minutes et nos passeports subissent un tamponnage express, sans même un regard du douanier.

Dis, comment tu voyages ?

panda_sketch

Si notre idéal de voyage laisse une grande place à l’inconnu et l’improvisation, nous souhaitons qu’il respecte des valeurs qui nous sont chères et sur lesquelles nous nous sommes entendus bien avant notre départ.

Un voyage lent, tranquille (slow travel)

Cette année, nous ne voulons surtout pas nous précipiter. Nous pensons que pour découvrir un pays, ses habitants, leurs cultures il faut prendre son temps ! Le temps de flâner, sentir, gouter, contempler, observer, discuter… Nous avons donc choisi de quitter progressivement l’Europe pour mieux suivre les évolutions culturelles, géographiques, religieuses. C’est naturellement que les transports terrestres (trains et bus) sont devenus nos moyens de prédilection pour nos déplacements. Nous ne pourrons pas faire l’économie de quelques vols en avion, mais nous allons tenter de les réduire au maximum…

Romania(c) !

Comment commencer ce billet autrement qu’en évoquant les sourires roumains ?

Dès notre arrivée, les bribes de souvenirs d’FG se sont révélées exactes en tous points : les roumains sont très souriants et très chaleureux. Partout, en ville comme à la campagne, ils nous ont accueilli avec bienveillance et curiosité, tentant de communiquer avec nous par tous les moyens malgré la barrière de la langue (sauf certains anciens, heureux de se remémorer leurs quelques notions de français apprises à l’école).

Un sens aiguisé de l’hospitalité, un humour franc, légèrement moqueur, et une farouche volonté de lutter contre les préjugés – qui leur sont injustement attribués en Europe… les roumains nous ont réservé un accueil en or pour ce premier mois de voyage.

East Side story !

Nous voilà à l’Est  : 4 jours dans la montagne suisse, deux jours à Vienne, une nuit à Budapest et un trajet épique qui nous laisse à la frontière hongro-roumaine … Ou comment boire d’innombrables bières avec 40 allemands déchainés (au demeurant sympathiques),traverser les Alpes au ronron du train d’altitude, admirer tête en l’air le grandiose de l’architecture autrichienne,vivre au bord de l’eau la qualification de l’équipe de France en quart de finale, diner devant le parlement hongrois en évoquant des soirées swing désormais légendaires et se retrouver un peu perdus dans la campagne hongroise pour cause de déviation ferroviaire inopinée !
Alors que nous voici en Roumanie, retour en image sur cette charmante première semaine de voyage.