Diamants bruts !

Afrique du sud, Namibie et Lesotho

Comme les diamants que l’on peut trouver en son cœur, cette région est infiniment complexe. Elle scintille de différentes cultures. Elle arbore de multiples facettes. Impossible de l’embrasser d’un seul regard. A l’instar du fameux cailloux, il faut y regarder de près et surtout bien se garder de formuler un avis définitif au premier coup d’œil!

Dès notre descente de l’avion, les douaniers donnent le ton : ultra sympa, un sourire qui mange le visage, le petit «how are you?» qui va bien après la nuit délicate… ici, on sent que les touristes sont les bienvenus !  Veinards, nous sommes accueillis par Gilles, un breton expatrié en Afrique depuis 20 ans (il sera notre guide de safari à la fin de l’aventure) et par Evadnee, sa femme sud-africaine ainsi que ses deux fils. Ils nous hébergent pendant cinq jours dans leur maison de la banlieue de Johannesburg, le temps pour nous de prendre nos marques et de nous immerger dans une vie familiale sud-africaine.

On ne va pas se mentir, même si nous étions sensibilisés par nos lectures et le récit d’autres voyageurs, le choc est malgré tout brutal. Déjà, ici, chaque maison est dotée de clôtures surmontées de barbelés tranchants, les panneaux « Armed response » annoncent la couleur et il y a un vigile armé à chaque coin de rue… l’ambiance est étonnante, franchement flippante. Ensuite, tout de suite, ça saute aux yeux, si tout le monde est sympa dans la rue et souriants dans les magasins, et bien, les blancs et les noirs semblent seulement se croiser sans vraiment vivre ensemble, pas dans le même univers ! Les blancs, vivent majoritairement dans des quartiers résidentiels, qui vont du pavillon pour classes moyennes aux villas clinquantes démesurées. Les seuls noirs qu’on y voit sont les employés de maison (jardiniers, agents d’entretien, agents de sécurité…). Les noirs vivent majoritairement dans les townships (bidonvilles hérités de la période de l’apartheid durant laquelle les noirs, blancs, métis et indiens étaient strictement classifiés et séparés). Certains townships semblent réhabilités, mais la grande partie ne constitue qu’habitats indignes sans électricité, sans eau courante, amas de taules et de déchets au bord des autoroutes…

Après avoir lu le livre autobiographique de Nelson Mandela et visité le passionnant musée de l’apartheid, on comprends mieux la situation actuelle, qui n’est en fait que l’héritage d’un des pires régimes autoritaires racistes que le monde humain ait créé. Et pourtant, nous ne pouvons pas nous empêcher d’être en colère : comment ce pays si riche, locomotive économique du continent africain, peut laisser, au XXIe siècle, une si grande partie de sa population vivre dans de telles conditions? La misère est partout révoltante, mais en Afrique du sud, sans que l’on puisse vraiment expliquer pourquoi, elle nous bouleverse… peut-être parce qu’ici, alors que la couleur de peau est un critère de distinction si fort, nous ne nous sommes jamais sentis aussi blancs ?

Heureusement, le cocon familial et le recul de Gilles sur la situation du pays font de ces quelques jours d’acclimatation à base de grands cru locaux, randonnée dans le bush et discussions joviales autour du traditionnel braai, un bonne « zone tampon » entre la sérénité asiatique et la face brute de l’Afrique du sud.

Les grandes étendues de bush et de savane se prêtant parfaitement à la contemplation ferroviaire, les ferrovipathes que nous sommes n’ont pas hésité une seule seconde avant d’embarquer à bord du Shosholoza, train populaire jaune et violet, peu couteux mais très confort ! L’immensité de la nature défile devant nos yeux émerveillés de découvrir enfin ce continent cent fois rêvé… Après 6 mois immergés au cœur de la foule asiatique, nous avons le sentiment de respirer le grand air de la nature africaine.

Nous faisons halte à Kimberley, ville célèbre pour ses mines de diamants : c’est ici que les pionniers sont venus en masse à la fin du XIXe siècle à la recherche de la petite pierre brillante qui ferait leur fortune. Le « big hole », la plus grande excavation jamais creusée par l’homme, illustre la folie de l’époque. Nous visitons le complexe qui reproduit à merveille l’ambiance western et nous dégustons nos premiers plats de pub sud-africains (c’est gros, c’est gras et arrosé de bière) !

Les premiers jours, la paranoïa des sud africains pour la sécurité nous semblait disproportionnée, et avouons-le, nous les prenions un peu de haut… jusqu’à ce que l’on essaye de marcher dans le centre ville de Kimberley. Là, en trois minutes, nous comprenons qu’il va vite nous falloir changer nos habitudes de voyage. Les regards patibulaires de junkies en manque, les demandes pressantes de monnaies de personnes en haillons et les ombres furtives qui rodent près des distributeurs ont tout de suite raison de nos velléités de nous dégourdir les jambes. Ici, on se déplace en voiture, portières verrouillées, et on ne marche (sans sac à dos) que dans les quartiers clairement recommandés. Nous testons donc notre conduite à gauche lors d’une première journée de ballade dans la campagne cherchant à rejoindre désespéramment une colonie de flamands roses inaccessibles, au milieu d’un lac. Qu’à cela ne tienne, le doré de la savane nous ensorcelle, les pistes de terre rouge sont tortueuses à souhait : nous sommes impatients de profiter du grand sentiment de liberté qu’offre le road trip.

Avant cela, il nous faut remonter dans le train pour rejoindre Cape Town. Voyageurs disciplinés, nous prenons place dans la salle d’attente de la petite gare défraichie. Les gens nous jettent des regards curieux, mais rien de bien différents de l’Asie. Alors que le train arrive en gare, nous comprenons :  nous n’étions assis qu’avec des noirs. Tous les blancs attendaient sur le quai, à côté de l’agent de sécurité. Cela peut paraitre très caricatural, mais ce sont visiblement les réflexes inconscients, que nous bousculons sans même nous en apercevoir… Au petit matin, les rayons de soleil qui traversent la vitre de notre compartiment mettent en lumière un nouveau paysage somptueux parsemé de vignes accrochées aux flans des montagnes. Les heures passent à toute vitesse, nous ne nous lassons pas d’admirer !

Nous sommes immédiatement subjugués par Cape Town. Encerclée par la Table Mountain coiffée de son nuage et l’océan bleu intense à perte de vue, elle respire, elle resplendit… c’est probablement la plus belle ville du monde ! Oui, la plus belle ville du monde, on signe et on persiste. Existe-t-il sur notre planète une autre cité où l’on peut apercevoir des zèbres depuis le périphérique et des phoques dans le port du centre ville? Par ailleurs, s’il y a bien un endroit où la « Rainbow Nation » chère à Desmond Tutu et Nelson Mandela se reflète, c’est bien à Cape Town. Tout d’abord, sur les façades des maisons du quartier de Boo-cap qui arborent fièrement du bleu, du rose, du jaune ou du vert profond. Un paradis pour photographes au coucher du soleil ! Ensuite, dans la réalité, puisque ici on voit des blancs, des noirs, des métis, des indiens et des chinois se balader ensemble, manger ensemble… certes, ils s’agit de la jeune génération aisée, mais c’est tout même rassurant.

Nous passons cinq jours (aucun n’est de trop) à arpenter le « Waterfront », visiter Robben Island où Mandela a été emprisonné pendant 18 ans, admirer la vue depuis les hauteurs, prendre des apéros dans des bars bobos, assister à un concert de rock indé dans le jardin botanique, danser le shim-sham avec la petite scène swing locale, prendre le frais au cap de bonne espérance (même si le vrai bout du bout de l’Afrique en fait c’est le Cap Anghulas, « on ne nous dit pas tout« !), se marrer en observant des pingouins tenter de sortir de l’eau, et profiter du soleil en surveillant que les surfeurs ne se font pas gober par de gros requins blancs…

Seule la promesse de nectars gouleyants est à même de nous faire quitter la ville… Nous ne sommes pas déçus. Nous mettons le cap sur Franschoek, bourgade fondée par des huguenots français, nichée dans une vallée au terroir exceptionnel au cœur d’un cirque montagneux. On vous épargne la splendeur de la route pour simplement vous décrire la vue depuis les domaines Dieu-Donné et Mont Rochelle (ça ne s’invente pas!). Imaginez-vous, sur une terrasse de gazon fraichement tondu, surplombant les vieilles vignes, montagnes verdoyantes à l’horizon, sirotant un syrah puissant ou un viognier blanc fruité, le soleil chauffant délicatement vos épaules… Puisque nous sommes dans LA capitale gastronomique, nous ne manquons pas de diner chez Ryan’s Kitchen, avant d’inaugurer un mois et demi de camping en plantant nos premières piquettes sous les poiriers d’une élégante guesthouse : le road trip commence !!!

Après un passage inspirant dans l’eco-village modèle de Lynedoch, direction le grand Karoo pour rejoindre le ciel dégagé de Sutherland, haut lieu de l’astronomie mondiale. Dans ce village endormi qui semble tout dédié à la grandeur et aux mystères de notre univers, nous visitons le SALT, le plus grand télescope de l’hémisphère sud, que se bataillent les astronomes du monde entier, qui doivent réserver deux années à l’avance leur semaine de recherche (et s’il fait moche, tant pis…). Mais surtout, nous montons notre tente chez Jurg, amateur passionné, qui organise tous les soirs de l’année des observations d’étoiles et de planètes. Nous avons la chance de contempler pendant plus de deux heures, bien au chaud dans nos doudounes (nous sommes quasiment à 2000m d’altitude), la voie lactée, des étoiles jeunes et moins jeunes, Jupiter et pour finir, la lune en phase gibbeuse descendante de toute beauté… Un rêve d’enfants se réalise : inoubliable ! Le diamant était considéré par les bushmens comme une poussière d’étoiles, après cette soirée mémorable, nous en avons la confirmation, l’Afrique du sud est un joyau.

De nombreuses heures de routes impeccables plus tard, bordées de panoramas tous plus sublimes les uns que les autres, nous traversons la frontière namibienne pour entrer dans ce pays désertique où pendant dix jours nous croisons bien plus d’oryx que d’humains ! Après la Mongolie, nous parcourons le deuxième pays à la plus faible densité de population au monde, et si les paysages n’ont rien à voir, le sentiment de liberté et d’humilité devant une nature sauvage à l’infini est bien identique.

Les kilomètres de pistes de sable, de graviers et de sel s’enchainent et mettent à rude épreuve notre petite voiture citadine de location… mais qu’est ce que ça vaut le coup. Les photos parlent d’elles-même. Difficile de retranscrire en mots la palette de couleurs, de sons et d’odeurs de ces espaces fantastiques. Les minutes qui précèdent les violents orages au dessus du désert ont une saveur particulière. Nous ne pouvons pas détacher nos yeux des masses sombres qui se déplacent trop vite au dessus de la savane et pourtant nous savons bien qu’il nous faut trouver refuge sous notre tente ou dans la voiture ! Le tonnerre claque, l’éclair nous éblouit, hop nous courons jusqu’à la voiture pour profiter du spectacle des troupeaux de sprinboks affolés qui s’éloignent au triple galop vers l’horizon enflammé…

La route que nous empruntons donnerait le tournis même au plus blasé des voyageurs : balade au bord des falaises du Fish River Canyon (le 2e plus grand au monde), traque photographique des mythiques cheveux sauvages du désert, visite d’un invraisemblable château-forteresse de 22 chambres construit en 1917 au milieu de nul part par un allemand loufoque et sa femme américaine, déambulations torrides dans la vallée de la mort et ses dunes de sable du Namib, apéritifs devant le sommet du Naukluft, plein d’essence à l’unique pompe vintage de l’angoissant hameau de Solitaire, shooting photo de la colonie de flamands roses dans la lagune de Walvis Bay, dégustation de fruits de mer au milieu de centaines d’allemands dans le drôle de port de Swakopmund (« il y a que des blancs… est-on vraiment en Afrique?! »), observation médusée d’un baptême méthodiste avec immersion complète des fervents dans l’eau de mer à 15°C le jour de pâques, cache-cache avec gnous, girafes, kudus et caracals lors d’un trek dans une réserve, câlins de guépards farceurs… la Namibie est un bijou pour baroudeurs, et encore, faute de 4X4, nous n’avons parcouru que le sud du pays !

Ceci dit, nos nuits ont été un peu rudes. En cause, les animaux sauvages bruyants qui rodent autour de la tente en quête de chair fraiche ou de restes de pic-nic… Au cœur de la nuit, les pronostics vont bon train : «Nan, mais tu as entendu le bruit sourd lorsque ça se déplace? Je suis sur que c’est des PHACOCHÈRES! C’est GRAVE DANGEREUX, on va MOURIR !!!». Heureusement, au petit matin, les musées locaux regorgent d’informations précises sur la faune locale et après analyse méthodique des traces, des crottes et des râles, nous pouvons officiellement affirmer que nous étions en danger de mort à cause de… gnous (venus gentiment se désaltérer dans la piscine du camping) !!!

Il est temps de reprendre le chemin de l’Afrique du sud en traversant le fameux Kalahari pour retrouver de nouveau le Karoo. On passe vite sur l’une des pires nuits de toute notre aventure (dans un camping municipal insalubre probablement utilisé pour des passes de prostitution), pour prendre le temps de vous raconter nos deux jours dans le village ubuesque de Nieu Bethesda. Hameau rural isolé dans les montagnes, ici tout converge autour de la « Owl House », la maison d’une artiste locale disparue, fanatique des hiboux, jeux de lumières et transparences. L’ambiance est atypique : attirés par cette dynamique créatrice, de nombreux artistes ont investi le lieu et transformé ce no man’s land en « it-place » bobo où les micro-brasseries se disputent la vedette aux bistrots écolos qui servent l’agneau local cuisiné comme chez mamie !

L’appel des plages est le plus fort, nous filons donc vers la Garden Route. Première étape : Knysna, où faute de faire grève dans le bus, nous plantons notre tente dans une auberge de jeunesse. Blague à part, les locaux nous ont raconté que l’équipe de France de foot masculine avait été remarquable avec les habitants pendant la coupe du monde de 2010, en organisant notamment des rencontres musicales avec des fanfares à la fin des entrainements. Anecdote non relayée par l’Equipe mais que le Collectif Allez Le Foot applaudit !

Après quelques journées de ballades sublimes entre plages, forêt primaire et réserves naturelles, nous nous décidons à participer à une « visite » de township. Nous avons beaucoup hésité, ne voulant pas prendre part à une excursion un peu « voyeuriste » derrière les vitres blindés d’un minibus. En fait, rien de tout ça, tout le contraire. Nous avons été à la rencontre des habitants en petit groupe (nous deux, plus une chercheuse anglaise) accompagnés par le pasteur de l’église baptiste et la fondatrice d’une association œuvrant pour le développement du township. Nous en sommes revenus avec un autre regard. Notre « guide » nous a fait comprendre que le chemin parcouru depuis la fin de l’apartheid était déjà énorme. Que bien sur, les choses n’avancent jamais assez vite, mais que désormais, à la place des brimades, des injustices et des rêves interdits, les noirs pouvaient eux aussi voir leurs enfants intégrer de bonnes écoles, pouvaient être soignés à l’hôpital, aller à la bibliothèque de quartier, faire leurs courses en centre ville… Tant d’actions quotidiennes inimaginables il y a tout juste 20 ans.

Nous réalisons finalement qu’aujourd’hui la ségrégation est moins raciale que sociale. Plus que la couleur de peau, c’est le niveau de vie qui séparent encore si fortement le peuple sud africain. Dans les townships, les enjeux restent énormes : chômage, sida, violence, drogues… mais les initiatives citoyennes donnent de l’espoir. L’organisme qui organise ces « visites », Emzini, gère par exemple trois maisons d’accueil pour les enfants de familles en grandes difficultés, des programmes de qualification professionnelle, de mentoring pour les jeunes diplômés, des soupes populaires… Face à l’impuissance de l’État, les communautés s’organisent pour transformer les townships tout en tentant de conserver leurs identités. Sans cette journée, nous en serions resté à notre colère vaine. Aujourd’hui, nous savons que les choses changent, trop lentement certes, mais elles changent !

Nous en avons la confirmation les jours suivants alors que nous parcourons la côte déchiquetée, magnifique, et ses spots de surf mythiques : Plettenberg, Cap St Francis, Jeffrey’s bay ! Tout le monde se mélange sur la plage et même le soir dans les pubs… on se sent bien ! Si les conditions ne sont pas idéales pour la pratique (il a quand même plu tous les jours pendant six jours!), Fg se jette dans l’eau à 14°C pour une session physique, malheureusement un peu moins réjouissante qu’à Sumatra. Probablement les mauvaises conditions… Ici, l’ambiance est à la cool, on ne se lasse pas d’observer les prouesses dans les supertubes, de déguster de bons desserts (il n’y a pas à dire retrouver du chocolat si bien cuisiné c’est un bonheur!), de regarder un chef d’œuvre, la série jazzy Treme (bah oui il pleut!) et pour FG, qui vire parano, de guetter les ailerons de squales!

Notre petite voiture chérie semble ne pas avoir appréciée autant que nous les pistes namibiennes, car elle nous fait une frayeur sur la route vers le Lesotho (à la tombée de la nuit, au milieu d’un quartier chaud, c’est plus drôle!). C’est donc surclassés en Ford Figo que nous nous attelons aux pistes de montagnes de ce drôle de petit pays, totalement enclavé au cœur de l’Afrique du sud, et dont la totalité du territoire culmine à plus de 1000m d’altitude. Bienvenue au « Royaume dans le ciel ». A l’image du diamant, condensé de carbone extrait dans les poches de kimberlite de la croute continentale vieille de 1,5 milliard d’années (oui, on partage nos connaissances acquises en chemin), nous sommes ici sur une terre ancestrale, celle des premiers hommes. Des traces de dinosaures et des peintures rupestres de bushmens en témoignent.

Dès le passage de la frontière, l’ambiance change radicalement : les locaux sont tous vêtus de la couverture de laine traditionnelle, les femmes portent de lourdes charges sur leurs têtes, jeunes enfants au dos, ils se déplacent pour la plupart à pied, à dos d’âne ou de cheval. Ancien protectorat britannique, le Lesotho n’a pas connu l’apartheid, et même si le pays est un des plus pauvres de la planète, il ne porte pas les stigmates de ces voisins sud-africains et namibiens. L’ambiance est simple, décontractée : pas de barrières, pas de clôtures, que des sourires ! Nous ne restons que quelques jours, juste assez pour un trek à cheval mémorable entre canyons, cascades et sommets d’une beauté pure, et une nuit frisquette dans une rondavelle typique (Point culture/question Tatane : une rondavelle est une habitation circulaire typique de l’Afrique australe). Nous quittons le pays avec l’ambition d’y revenir pour un trek à cheval  ou VTT de plusieurs jours au cœur de cette Afrique méconnue.

45 jours, 3 pays, plus de 10 000 kms… nous ne regrettons vraiment pas ce shoot d’air pur en Afrique australe. Boudés par de nombreux voyageurs au long cours (notamment car les billets d’avions tour du monde zappent le plus souvent le continent africain), souffrant d’une réputation trop négative, nous sommes ravis d’avoir suivi notre intuition et consacré nos derniers mois de voyage à cette région. Bousculés, nous avons dû nous adapter, remettre en cause nos petites habitudes de voyage et nous plonger plus qu’à l’accoutumée dans l’Histoire pour comprendre et dépasser une première impression angoissante. Dans un cadre touristique moins bordé qu’en Asie du sud-est, nous avons découverts des paysages somptueux, puissants et des peuples ouverts, courageux… quelle belle aventure !

Dernière étape avant le safari familial au Kruger Parc et au Mozambique : la petite ville branchée de Clarens, nichée sur les contreforts des Maluti Mountains où nous passons actuellement quelques jours tranquilles à siroter des cafés fraichement moulus et à dynamiter le faible wifi du village pour mettre à jour le blog, car oui, notre retour approche !

  7 comments for “Diamants bruts !

  1. Cathy Chichery
    23 avril 2015 at 5:13

    Quelle belle aventure ! Entre Candice qui va jouer les prolongations en Nouvelle Calédonie, ses prochaines semaines en Nouvelle Zélande et vous deux.. Je voyage..!!! MERCI :-) Je pense souvent à vous.. Enjoy

  2. gerard smal
    23 avril 2015 at 5:39

    I was so priviliged to have met these wonderfull ambassadors of France.
    You are so good mannered and so full of intellect and so incredible nice to talk to.
    regards
    gerard smal
    Clarence –
    Eastern Freestate
    South Africa

  3. Cecile
    23 avril 2015 at 7:47

    J’ai envie de dire wahou !!! Probablement l’un de vos post et quelques unes de vos photos les plus époustouflantes, quelle aventure !!! Merci de nous avoir fait partager ce moment, profitez du Safari. Je vous embrasse fort.

  4. deniot
    23 avril 2015 at 8:52

    coucou
    ce soir j’ai voyagé en Afrique, super
    un jour , j’irai peut être!!!!
    merci et passez un bon temps avec la famille qui arrive
    bises et bravo
    simone

  5. Capuce
    24 avril 2015 at 3:43

    Superbe article et magnifiques photos! Vous nous faites encore et toujours rêver! Profitez de vos derniers jours en Afrique. Hâte de vous retrouver et de partager avec vous et de vive voix vos souvenirs de cette belle aventure!

  6. Barbara
    24 avril 2015 at 10:54

    Superbe article !!! Je l’attendais avec impatience pour que vous partagiez ce que vous aviez vécu à Cape Town et ces alentours. Je me retrouve un peu dans ce que vous décrivez, en l’espace de 4 ans j’ai déjà pu remarqué un petit changement (couple blanc/métis nous ressentons beaucoup moins les regards raciste… Sûrement parce que nous sommes au Cap…), beaucoup de choses reste à faire, ça prendra du temps c’est sûr…. Ce pays fait parti de moi à présent, hâte d’y retourner en juillet pour notre mariage !!! Bonne continuation à vous et continuez à nous faire rêver !!!!

  7. Elo&Yann
    25 avril 2015 at 2:45

    hello les copains !

    Et bien je crois que sur ce coup vous nous laissez sans voix ! On savait l’Afrique riche à tous les niveaux, mais là c’est certain c’est dans le TOP 3 des prochains voyages !

    FG, tu leur as dit : Afrique paye ta dette ! 😉

    Bon Safari et des bisous à tous les 2 !

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